Résumé de l'article
- Une refonte de site institutionnel sur mesure, B2B ou B2C, coûte en moyenne 20 000 à 50 000 € ; une usine à sites démarre à partir de 50 000 € environ.
- Comptez en moyenne 3 à 5 mois pour un site institutionnel, 6 à 12 mois pour une usine à sites ou une migration.
- Sept postes : cadrage, design, développement, contenus, SEO et redirections, recette, maintenance.
- Le poste le plus souvent absent des devis : la reprise de contenu et le plan de redirections.
- Sur un socle sain et un CMS supporté, une évolution ciblée coûte moins cher.
Une refonte de site institutionnel sur mesure, B2B comme B2C, se situe en moyenne entre 20 000 et 50 000 €. Une usine à sites ou une plateforme métier démarre à partir de 50 000 € environ et dépasse souvent 80 000 €. L’écart entre deux devis vient rarement du design : il vient du périmètre et de ce qui est écrit, ou pas, sur la ligne « redirections ».
Combien coûte une refonte de site internet ?
Une refonte de site institutionnel développé sur mesure coûte en moyenne entre 20 000 et 50 000 €, que le site s’adresse à des professionnels ou au grand public. Une usine à sites, un multisite ou une plateforme métier démarre à partir de 50 000 € environ et se situe souvent au-delà de 80 000 €. Chez Ylly, un projet démarre à partir de 20 000 € et va jusqu’à plus de 80 000 €. Ces montants sont des ordres de grandeur : un périmètre plus resserré se chiffre en dessous.
- Site institutionnel sur mesure, B2B ou B2C : 20 000 à 50 000 € en moyenne
- Usine à sites, multisite ou plateforme métier : à partir de 50 000 € environ, souvent au-delà de 80 000 €
- Ticket d’entrée d’un projet : à partir de 20 000 €, jusqu’à plus de 80 000 €
- Maintenance après mise en ligne : à partir de 300 €/mois
Ces montants décrivent un autre objet que les grilles d’entrée de gamme. France Num, service de la Direction générale des Entreprises, situe un site basique entre 900 et 5 000 € et une plateforme en ligne entre 5 000 et 10 000 € (page mise à jour le 20 juin 2025). Ces prix décrivent un site assemblé sur un thème existant. Un site institutionnel sur mesure couvre un autre besoin : gabarits spécifiques, intégrations et reprise de l’historique SEO.
Refonte graphique, refonte complète ou migration : quelles différences de prix ?
Trois projets différents portent le même nom de refonte, ce qui explique des devis allant de 1 à 10. Une refonte graphique change l’habillage sans toucher à l’architecture : c’est la moins chère, car elle ne rejoue ni le cadrage ni le plan de redirections. Une refonte complète reprend l’arborescence, les gabarits, les contenus et le socle technique : elle correspond aux fourchettes ci-dessus. Une migration déplace le site vers un autre CMS et ajoute une contrainte : préserver un référencement déjà acquis.
Le quatrième cas est le multisite. Chez Chryso, filiale de Saint-Gobain, la refonte a pris la forme d’une usine à sites WordPress déployée sur 20+ filiales internationales. Chez Réseau DEF, la même logique couvre 32 entreprises et 25+ sites déployés. Ce projet ne se compare pas à une refonte de site vitrine.
Que contient le budget d’une refonte, poste par poste ?
Le budget d’une refonte se décompose en sept postes : cadrage et UX, design, développement, contenus et reprise, SEO et redirections, recette, maintenance. Un devis sérieux les fait apparaître nommément, avec un volume associé. Un devis qui affiche « création du site » en une seule ligne rend tout arbitrage impossible.
| Poste | Ce que la ligne couvre | Ce qui la fait varier |
|---|---|---|
| Cadrage et UX | Ateliers, analyse de l’existant, arborescence, parcours, wireframes | Nombre d’interlocuteurs à faire valider |
| Design | Direction artistique, design system, maquettes des gabarits | Nombre de gabarits, versions mobiles |
| Développement | Intégration des gabarits, back-office, fonctionnalités, intégrations tierces | Sur mesure ou existant, connexions CRM et ERP |
| Contenus et reprise | Relevé des pages, reprise, réécriture, remise en forme, médias | Volume de pages et qualité des contenus source |
| SEO et redirections | Mapping des URL, redirections 301, balises, données structurées, suivi | Nombre d’URL existantes et positions à protéger |
| Recette et mise en production | Tests fonctionnels, accessibilité, performance, bascule, formation | Exigences d’accessibilité et de performance |
| Maintenance | Mises à jour, sécurité, sauvegardes, corrections, petites évolutions | Niveau de service attendu |
Aucun de ces postes ne pèse un pourcentage fixe du budget. Un site de 30 pages très intégré coûte plus cher qu’un site de 200 pages sans intégration.
Quels facteurs font varier le prix d’une refonte de site web ?
Sept facteurs expliquent l’essentiel des écarts de prix entre deux devis de refonte de site web. Ils portent tous sur le périmètre, jamais sur le talent du prestataire.
- Le périmètre fonctionnel : un espace client, un simulateur ou un configurateur change la nature du projet.
- Le sur mesure ou l’existant : un thème acheté coûte moins cher à l’achat, plus cher à faire évoluer.
- Le volume de contenu à reprendre : premier facteur de dérive de planning, avant la technique.
- Les intégrations : CRM, ERP, SSO, PIM, chacune ajoute une phase de tests.
- Les exigences réglementaires : multilingue, accessibilité, sécurité et performance mesurée se chiffrent ligne par ligne.
- L’état du socle existant : une version de PHP non supportée impose de reconstruire, pas de migrer.
- Le nombre de valideurs : chaque interlocuteur supplémentaire ajoute des allers-retours, donc des jours.
L’accessibilité mérite une ligne dédiée dans le devis. Le décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023 s’applique depuis le 28 juin 2025 au commerce électronique, aux services bancaires et aux transports. Les entreprises privées relevant du référentiel RGAA sont concernées à partir de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires, selon la DINUM.
Combien de temps prend une refonte de site internet ?
Une refonte de site institutionnel prend en moyenne 3 à 5 mois. Une usine à sites, une plateforme métier ou une migration demande en général 6 à 12 mois. La première version d’un produit digital ou d’une application se livre le plus souvent en 3 à 6 mois. Ces durées varient avec le volume de contenu, le nombre de validations et la disponibilité de vos équipes. Ces durées comprennent le cadrage, la conception, le développement et la recette.
| Type de projet | Budget moyen | Durée moyenne |
|---|---|---|
| Site institutionnel sur mesure, B2B ou B2C | 20 000 à 50 000 € | 3 à 5 mois |
| Usine à sites, plateforme métier, migration | À partir de 50 000 € environ, souvent au-delà de 80 000 € | 6 à 12 mois |
| Première version d’un produit ou d’une application | À partir de 20 000 €, jusqu’à plus de 80 000 € | 3 à 6 mois |
Le délai dépend surtout du volume de contenu à reprendre et du nombre d’interlocuteurs à faire valider. Une refonte annoncée en six semaines suppose que le contenu existe déjà, validé, et que personne ne le rouvre.
Reprise de contenu et redirections : le coût caché d’une refonte
La reprise de contenu et le plan de redirections sont les deux postes le plus souvent absents des devis bas de gamme. Ils représentent pourtant le travail le plus long d’une refonte, et celui dont dépend le trafic après la bascule.
Google recommande de conserver les redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an (documentation Search Central, mise à jour du 24 juin 2026). Un plan de redirections n’est pas une tâche de fin de projet : c’est une ligne de budget qui vit après la mise en ligne.
- Relever toutes les URL existantes, leurs positions et leur trafic avant tout arbitrage.
- Associer chaque ancienne URL à sa nouvelle destination, une par une.
- Arbitrer les pages sans équivalent : rediriger vers la page mère plutôt que vers l’accueil.
- Poser les redirections permanentes côté serveur, en 301, comme le recommande Google.
- Tester le plan complet en préproduction avant la bascule.
- Suivre les positions et les erreurs 404 pendant au moins trois mois après la mise en ligne.
Ce travail se prépare avant le premier écran de maquette. Un audit de site donne le volume réel d’URL à traiter, donc le chiffrage du poste. La plateforme Med’Vet du SIMV reçoit 50 000 visiteurs mensuels après sa refonte.
Quand une refonte de site internet n’est-elle pas justifiée ?
Une refonte n’est pas justifiée quand le socle technique est sain et que le CMS est encore supporté. Une évolution ciblée coûte alors nettement moins cher : reprise de quelques gabarits, travail sur le parcours de conversion et sur les contenus.
Trois situations rendent en revanche la refonte plus économique à trois ans. Le CMS n’est plus maintenu : c’est le cas de Drupal 7, en fin de vie depuis le 5 janvier 2025, mais aussi de toute version majeure sortie du support de son éditeur, sur Drupal comme sur WordPress ou une solution propriétaire. Le socle serveur est hors support : PHP 8.0 et 8.1 ne reçoivent plus de mise à jour, d’après php.net, et le même raisonnement vaut pour une base de données ou un framework en fin de vie. Ou chaque évolution demande un contournement, parce que le thème acheté a été modifié en profondeur.
Reste le cas le plus inconfortable à dire : le problème n’est pas le site. Une offre floue ou un budget d’acquisition inexistant ne se corrigent pas par une refonte. Un site refait à neuf sans trafic reste un site sans trafic. Posez l’arbitrage entre refonte et évolution ciblée avant d’engager une enveloppe à cinq chiffres.
Que coûte un site après sa mise en ligne ?
Un site coûte au minimum 300 €/mois en maintenance après sa mise en ligne. S’y ajoutent l’hébergement, le nom de domaine et, si le site doit générer des demandes, un budget média : entre 2 000 et 4 000 € par mois en B2B, hors prestation d’agence.
Un contrat de maintenance couvre les montées de version, les correctifs de sécurité, les sauvegardes et les petites évolutions. Sans lui, un site sur mesure accumule de la dette technique et redevient candidat à une refonte en trois ou quatre ans.
Comment lire un devis de refonte et quelles questions poser ?
Un devis de refonte se lit d’abord par ce qui n’y figure pas. Trois lignes manquent presque toujours : la reprise de contenu, le plan de redirections et la recette. Une ligne « intégration » sans nombre de gabarits ne constitue pas un engagement de périmètre.
- Combien de gabarits de page sont prévus, et que se passe-t-il au-delà ?
- Qui reprend les contenus existants, et pour combien de pages ?
- Le plan de redirections est-il chiffré, et qui le teste avant la bascule ?
- La recette est-elle une ligne du devis, avec un nombre de jours ?
- Le prix est-il un forfait, une régie ou un découpage en lots ?
- À qui appartiennent le code, les maquettes et les accès après la livraison ?
- Le code est-il documenté et reprenable par une autre équipe ?
- Que comprend la maintenance, et à partir de quel montant mensuel ?
Une réponse chiffrée à ces huit questions vaut mieux qu’un montant global plus bas. Nous livrons un chiffrage détaillé sur chaque projet, avec un chef de projet unique du cadrage à la mise en production.
Questions fréquentes
Quel est le prix d’une refonte de site internet pour une PME ?
Pour une PME, une refonte de site institutionnel sur mesure se situe en moyenne entre 20 000 et 50 000 €, quel que soit son public. Un projet de type usine à sites ou plateforme métier démarre à partir de 50 000 € environ et dépasse souvent 80 000 €. L’écart tient au nombre de gabarits, aux intégrations et au volume de contenu à reprendre.
Pourquoi faire une refonte de site internet ?
Une refonte se justifie quand le socle technique n’est plus maintenu, quand le site ne génère plus de contacts qualifiés, ou quand chaque évolution demande un contournement. Elle se justifie aussi quand le CMS arrive en fin de support, comme Drupal 7 depuis le 5 janvier 2025. Si le socle est sain, une évolution ciblée reste moins chère.
Vais-je perdre mon référencement pendant la refonte ?
Non, si le plan de redirections est préparé avant la bascule et budgété comme un poste à part entière. Il faut relever les URL existantes, associer chacune à sa destination et poser des redirections 301 côté serveur, conservées au moins un an. Une baisse de quelques semaines reste possible, le temps que les nouvelles pages soient réexplorées.
Dans quel compte enregistrer la refonte d’un site internet ?
Le traitement dépend de la phase du projet, selon le BOFiP (BOI-BIC-CHG-20-30-30). Les dépenses de recherche préalable sont inscrites en charges de l’exercice. Celles de développement et de mise en production sont comptabilisées à l’actif si les conditions sont remplies. Les dépenses d’exploitation ultérieures sont des charges. La durée d’amortissement est à valider avec votre expert-comptable.
Quand couper l’ancien site après la refonte ?
L’ancien site se coupe une fois les redirections en place et vérifiées, pas le jour de la mise en ligne. Gardez l’ancien environnement accessible en interne quelques semaines, le temps de récupérer un contenu oublié. Les redirections, elles, restent actives au moins un an selon Google.